CR du CA du 8 février 2026

Association Internationale du Psychodrame Balint

Conseil d’administration (élargi aux animateurs qui le souhaitent) en visio (Zoom)
le 8 février 2026

17 personnes sont présentes quand débute la réunion à 14h35 (heure de Paris) :
Almut, Annie, Caroline, Christian, Christiane, Esti, Jean-Pierre, Louis, Luc, Maria-Sole, Marie, Marie-Noëlle, Michel, Michèle, Nicolas, Philippe, Suzanne

Le quorum est bien atteint et la réunion peut commencer.

Arriveront Sylviane 5 minutes plus tard, puis Henry après quelques minutes de plus.
Maria-Sole partira en première partie du travail (faute d’internet, étant dans un train) puis Esti nous quittera à 16h.

Notre présidente, Michèle, remercie encore les québécois pour le travail bien avancé sur la préparation de nos journées d’octobre et remercie également tous ceux qui, par leur présence ce jour, marquent combien le caractère "international" de notre association est effectif. Elle donne ensuite la parole à Christian.

Christian nomme les 6 membres du groupe de Montréal qui ont participé avec lui au travail préparatoire : Suzanne, Philippe Karazivan, Marie-Pierre, Mathieu Moreau, Raël et Louis.

Il mettra le texte en partage d’écran puis chacun des présents participera à la discussion qui va durer presque une heure et demie et à l’issue de laquelle le titre et l’argument définitifs seront mis au propre avec l’assentiment de tous (en annexe à ce compte rendu, avec la photo que les québécois nous ont trouvée pour bien accompagner ces journées).
On peut retenir le caractère chaleureux et sérieux tout à la fois qui a animé cette discussion.

Il sera ensuite parlé des salles, obtenues dans le Campus de l’Universitaire de Montréal qui est en banlieue sud, à Brossard, au sud du Saint-Laurent. Les conditions financières de réservation sont très favorables du fait que plusieurs de nos membres, dont Christian, sont enseignants à l’Université.
Il y aurait 7 salles possibles pour nos groupes avec des lieux tous proches pour les pauses et les repas. Les horaires devront être précisés pour le soir (17h45 ou 18h). Ce campus étant lui-même à 15 minutes en train du centre de Montréal et proche d’un hôtel correct (à 30 secondes à pied) avec des prix moins chers que beaucoup d’autres.

Nos amis québécois proposent que les orateurs soient à double parité, 2 femmes et 2 hommes d’une part, 2 québécois et deux européens d’autre part. Proposition acceptée par les participants du CA.

Il est demandé quels seraient les animateurs qui envisagent d’être présents et, après réponse à main levée, il apparaît que 8 des présents l’on prévu, plus Oury de l’avis de Jean-Pierre.

Des échanges ont lieu en faveur d’une transmission par internet des présentations et de l’AG du dimanche (ce serait plus compliqué, mais pas impossible, pour le groupe du soir, du fait du décalage horaire).

Est abordé aussi le problème de la participation de "patients partenaires", qui manifestement nécessitera de nouveaux échanges avant de trancher.

Après une pause de 16h05 à 16h20

Suzanne rappelle qu’il y a une provision de 2500 CAD (des bénéfices des journées tenues à Québec) qui ont été conservés depuis 2014 par l’AIPB. Tous sont d’accord pour réadresser à Suzanne les sommes nécessaires. Nicolas dit qu’il faut trouver un moyen rapide et sans frais pour transférer l’argent mais que bien sûr nous sommes tout à fait d’accord. L’AIPB pouvant aussi payer des factures en direct au besoin.

La commission de travail est confirmée pour continuer à parler des détails :
Christian, Louis, Philippe Karazivan, Marie-Pierre, Mathieu, Raël,
Michèle, Luc, Nicolas, Michel Dafflon

Il est décidé que cette commission s’occupera des tarifs d’inscription à déterminer, selon l’intendance et les détails autour des locaux (sécurité, nettoyage), en s’inspirant des tarifs précédents.

Fin des échanges sur les journées d’octobre.

 Une discussion s’engage sur l’organisation d’une supervision en visio pour les animateurs avec Gearoid Fitzgerald.
Jean-Pierre lui demandera si cela est possible le 19 juin de 14 à 17h.

 Échanges sur la vie des groupes :

Caroline et Nicolas vont avoir l’appui de la CPTS d’Arles (Collectivité des Professionnels des Territoires de Santé) pour une session découverte qui pourrait aboutir à la création d’un groupe local régulier (ou d’autre formes de travail selon les présents à la session découverte).

Christiane rappelle que la CPTS de Montpellier n’a pas donné suite après les contacts qui ont été pris il y a déjà plusieurs mois.

Caroline dit qu’il est sans doute utile d’adhérer à une CPTS (15 €/an) pour être impliqué dans les travaux réalisés et pouvoir s’insérer ensuite en présentant nos activités.

Luc demande à Caroline et Nicolas s’ils peuvent envoyer pour information le projet qu’ils ont présenté à la CPTS d’Arles.

Marie signale que les CPTS ont des financements mais qu’il y a de la concurrence pour se mettre sur les rangs des formateurs.

Almut a animé un groupe de psychodrame-Balint à Mayence avec Amos (Israelien) auprès de Balintiens.

Sylviane parle des difficultés de recrutement pour Annecy.

Marie cherche un coanimateur pour un groupe FAF à Vannes ou Auray. Se proposent Henry et Luc.

 Henry demande des nouvelles de Piero. Jean-Pierre dit qu’il va mal et souhaite limiter les contacts.

 Commission de formation.
23 avril et 18 juin auront lieu les rencontres en visio avec les animateurs en formation. Une séance de travail aura lieu aussi le dimanche 25 octobre en présentiel à Brossard.

 Le jeudi 29 janvier a eu lieu une réunion positive entre bureau de l’AFB et commission de formation de l’AFB dont plusieurs d’entre nous font partie. Jean-Pierre rappelle comment tous nous ressentons bien les différences entre la vie des associations AFB et AIPB...

 Luc explique, à la demande de Michèle, comment les anciens cahiers des Quatre temps sont en cours de numérisation avec l’aide de Mathieu Debelhoir. Tous seront bientôt disponibles en format numérique, à la disposition des membres sur notre site (espace membre, rubrique "mémoire vivante").

Avant de conclure Annie demande que l’on réfléchisse à qui pourrait intervenir à Montréal. Sylviane propose d’envoyer l’argument à tous les membres et demander à ceux qui viennent s’ils seraient intéressés par le thème pour faire une intervention.
Luc propose d’envoyer une plaquette à tous dans les 10 à 15 jours, après décisions sur les lieux d’hôtellerie proposés et les tarifs.

La séance est levée à 17h25.

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Annexe ci-dessous, titre et argument pour les 32èmes rencontres de l’AIPB le 24 octobre 2026 à Brossard (près de Montréal)

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CREATIVITE DANS LE SOIN :
QUELLES LIBERTES POUR LE SOIGNANT
ET QUELLES OUVERTURES POUR LE SOIGNE ?

La tyrannie des normes, le poids des guides de pratique, l’influence de l’industrie, la logique managériale de l’État, la montée en puissance de l’IA et la diffusion des savoirs scientifiques ou pseudo-scientifiques, autant de forces qui peuvent s’introduire dans le cabinet, dans l’espace relationnel. Le soignant peut souvent se sentir dépassé, prisonnier de toutes ces évolutions, au point d’entraver la liberté et la créativité qui enrichissent le travail relationnel.
Et pourtant, la contrainte peut devenir le moteur de la créativité. Les cadres peuvent soutenir la liberté.
Toutes les personnes soignantes ne soignent pas de la même façon. Quelles sont les limites du « carré de sable » pour la personne soignante ? Quelles barrières sont imposées et lesquelles nous imposons-nous ? Quelles libertés nous permettons-nous dans le soin ?
Le soin est un espace de cocréation entre personne soignante et personne soignée.
La personne soignante s’engage dans une relation de soin dans laquelle elle mobilise son humanisme, son empathie et de manière plus fondamentale encore, sa liberté de penser et d’éprouver. La créativité clinique permet d’écouter et de percevoir sous un angle différent la personne qui consulte et ce, dans le respect des règles d’éthique et de déontologie qui encadrent le soin.
Soulignons que, tout en nécessitant un certain courage, la créativité dans le soin peut être une source de plaisir.
Le travail en psychodrame Balint vient rappeler et mettre en action la richesse de la rencontre clinique tant pour la personne soignée que pour la personne soignante.
Nous vous invitons à venir prendre le chemin vers l’autre et à réfléchir ensemble à ces questions pour nous donner la liberté d’oser être dans nos relations de soin.